Tchin-tchin, à la santé des langues !

26 septembre 2019
Nous sommes tous des animaux sociaux. Et pour communiquer, nous utilisons… une langue. C’est vrai, chacun en possède et en utilise (au moins) une. Le Conseil de l’Europe y a vu un excellent motif pour proposer un jour de fête supplémentaire : le 26 septembre sera désormais la Journée européenne des langues. Idéal pour faire la promotion du plurilinguisme. Laissez-nous donc vous mettre dans une ambiance festive avec quelques petites infos linguistiques… singulières.

 

Intraduisible

Comment traduire « gezellig » en français ? « Agréable » ? Mouais… nice try, but no cigar. Dans beaucoup de cas, « gezellig » signifie plus « qu’agréable » (« behaaglijk »). Mais voilà, impossible de traduire ce petit plus. C’est étonnant mais c’est loin d’être un cas unique. Les Danois ont ainsi « hygge » (prononcer « huuge ») et les Suédois « lagom » (prononcer « ˈlɑ̀ːɡɔm »). Autant de concepts qui se ressemblent de prime abord mais qui, à y regarder d’un peu plus près, se distinguent les uns des autres par un monde de différences.

Longueur

Au Pays de Galles, une charmante ville répond au non moins charmant nom de « Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwyll-llantysiliogogogoch ». On ne risque pas de lui disputer le titre de Plus long toponyme du monde. Si d’aventure vous deviez vous y rendre en voiture, redoublez de vigilance… pour ne pas risquer d’éclater votre pare-brise avec la pancarte portant le nom de l’endroit ! L’avantage de ce (petit) désavantage ? Difficile de passer à côté d’un tel panneau indicateur : vous saurez immédiatement où vous vous trouvez. Et le titre du toponyme le plus court, nous demanderez-vous ? Il revient à nos voisins Français et plus précisément aux habitants du petit village d'Y. Une seule lettre... les Gallois doivent être sacrément jaloux ! :-)

Difficulté 

En Europe, on trouve les langues romanes : le français, l’espagnol, l’italien… Les langues germaniques : le néerlandais, l’allemand, l’anglais, le danois… Sans oublier les langues slaves : le polonais, le bulgare, le slovène… Et puis, il y a le basque. Spécialement réservé aux moments où l’envie subite vous prend d’apprendre une langue extrêmement difficile. Et pourquoi est-ce tellement ardu ? Parce que le basque est une langue très isolée. Vous pouvez d’emblée faire une croix sur toute ressemblance de près ou de loin avec une autre langue. Niks, nada, niente… Vous partirez de zéro et vous aurez souvent l’impression de « voler à l’aveugle ». Chapeau bas si vous parvenez à maîtriser la chose car il se dit que même le diable s’y serait cassé les dents…

Multitude

Il existerait 1000 mots pour désigner la neige en langue inuite. Nos amis les Esquimaux ont pourtant bien mieux à faire que de disputer d’endiablées parties de scrabble. Les Ecossais ne sont pas en reste… avec 421 mots. Quant aux Albanais, on peut carrément dire qu’ils évoluent en Champions League lorsqu’il est question de nommer la « pilosité faciale » : pas moins de 27 mots sont ainsi à disposition pour décrire la forme de votre moustache. De « big » pour une moustache bouclée à « dirs ur » pour un duvet timide d’adolescent. Sans parler des nombreux autres termes qu’ils utilisent pour leurs sourcils… Vous avez une question qui vous donne du… poil à retordre ? Adressez-vous à un Albanais.

Connaisseurs

Tout ce choix vous donne un peu le tournis ? Contactez ElaN Languages. Nous disposons d’experts pour la grande majorité des 6000 langues parlées sur cette planète. Grâce à nos connaissances linguistiques, votre message sera transmis avec force et clarté. Peu importe l’endroit et peu importe la langue. Longue vie au plurilinguisme !